Été 2017. La chaleur est étouffante malgré l'ombre sous le pont reliant Alger à Blida. C'est ici que vivent depuis plusieurs mois des centaines de nigériens, après s’être vu chassé du centre d'Alger, puis de sa banlieue. Ensemble, jeunes hommes, mais aussi famille, tentent de reconstituer un lien social dans ce camp aux allures de village. On peut y retrouver restaurants, boutiques et mosquées, au milieu de la poussière et l'ennuie. Les jeunes tentent de se trouver une place sous payé de mains d’œuvre dans le bâtiment ou l'agriculture alors que les familles te les anciens s'essaient à la mendicité.
    
 On estime à 100 000 le nombre de migrants sub-sahariens illégaux en Algérie. Face à ce phénomène, la crispation d'une partie de la population et des politiques explosent. En décembre 2016, une expulsion massive de migrants a été décidé, allant jusqu'à choquer la communauté internationale. Plus récemment, une violente campagne virale, mais aussi dans certains médias écrits et télévisions privées s'est cristallisée autour du #NonAuxAfricainsEnAlgerie.
    
 Devant le phénomène grandissant, le gouvernement est intervenu, affirmant vouloir accueillir les migrants, promettant permis de travail et soutient sur le plan médical, social et psychologique.
   
  Le camp de Baba Ali a été évacué dans la nuit du lundi au mardi. La veille, les autorités algériennes avaient annoncé la reprise des opérations de rapatriement des migrants nigériens après plusieurs mois d’arrêt.
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